Louis Antoine Léon Riesener, né le 21 janvier 1808 à Paris, est issu d’une famille d’artistes.
Son grand-père, Jean-Henri Riesener (1734-1806), est un célèbre ébeniste de la fin du 18 ème et son père Henri-François un peintre de portraits reconnu.
Il est également le cousin d’Eugène Delacroix (1798-1863), qui fut pour lui un modèle et un soutien important tout au long de sa carrière. Adolescent encore, Léon Riesener prend ses premières leçons de dessin avec son père puis entre dans l’atelier du baron Gros (1771-1835).
Il expose au Salon à partir de 1831 de grandes peintures naturalistes et y obtient une médaille de troisième classe en 1836 grâce à des oeuvres comme « Flore » et « Une Bacchante » qui feront sa réputation de peintre de nus mythologiques.
Au cours de sa carrière, il s’essaie néanmoins à tous les genres en peinture, et notamment les paysages et les portraits qui constituent la part la plus importante de sa production. Il peint notamment une série de portraits au pastel de ses proches dont un grand nombre figureront au salon de 1850.
En 1857, Riesener achète un moulin à Beuzeval. Au contact de la nature Riesener approfondit ses recherches sur le coloris. Ses séjours à Beuzeval lui inspirent une série d'effets de soleil, de marines, de chemins creux, de paysages de pleine nature. La fréquentation de nombreux artistes transforme le moulin de Riesener en cénacle artistique. Il explore les côtes avec ses amis Constant Troyon et Paul Huet, parle art et littérature en compagnie de Jouvet, Delisle, Jules Paton.
Beuzeval est loué pendant deux étés consécutifs à la famille Morisot. Il se noue une intimité très grande entre les Morisot et les Riesener.
Il obtient une reconnaissance assez tardive néanmoins, puisque c’est seulement en 1873 qu’il obtient l’ordre de chevalier de la Légion d’honneur et entre au Musée du Luxembourg avec sa « Bacchante ».
Les dernières années de sa vie sont aussi marquées par deux voyages à Anvers, où il exécute des copies de tableaux de Rubens, et en Italie au printemps 1875.
À la mort de Léon Riesener, les impressionnistes rendent un juste hommage à ce précurseur de leur art. Auguste Renoir dessine sur la première page de la Vie moderne (17 avril 1879) un portrait du vieil artiste « emporté dans un tourbillon de bacchantes nues et des fleurs » 10qui sont l'évocation d'un des magnifiques aspects de son art.
Fantin-Latour se dévoue à son souvenir en classant ses peintures et ses dessins et en organisant deux expositions, dont une à la galerie Georges-Petit.
Quant à Duranty, après avoir évoqué « ce compagnon ardent de tous les chercheurs et de tous les novateurs » et « le précurseur des gens venus plus tard », il dit sa conviction que « dans l'histoire de la peinture du siècle, son nom restera inscrit avec les belles, délicates et fortes couleurs de sa palette.
Source : Article Léon Riesener de Wikipédia en français (auteurs)
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